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3885 - I - Crédit photo Jean Lemire orang-outang agonisant orang-outang agonisant
182 - I - Crédit photo Jean Lemire Le nid de ce jeune albatros est confectionné avec du plastique de toute sorte. Sur Midway, chaque vague en échouage sur la plage rapporte du plastique, encore et toujours! Le nid de ce jeune albatros est confectionné avec du plastique de toute sorte. Sur Midway, chaque vague en échouage sur la plage rapporte du plastique, encore et toujours!
1452 - I - Crédit photo Jean Lemire La diminution des stocks de poissons a obligé le marché à donner une valeur à la chair de requin. Les Européens consomment chaque jour du requin, que l’on retrouve sous différents noms, principalement dans les bâtonnets La diminution des stocks de poissons a obligé le marché à donner une valeur à la chair de requin. Les Européens consomment chaque jour du requin, que l’on retrouve sous différents noms, principalement dans les bâtonnets
21 mars 2014|Jean Lemire

Débat électoral - Qui parle au nom de qui?

La période électorale au Québec devait permettre de parler « des vraies affaires ». Belle occasion pour notre société de se montrer « déterminée » à prendre la voie du changement. Que l’on vote avec son cœur ou « avec sa tête », il est urgent d’agir pour modifier le modèle actuel qui nous mène tout droit vers la mort, celle d’innombrables espèces animales et végétales qui peinent à coexister avec notre humanité. Dans le récent débat des chefs, l’environnement a été poussé sur la voie d’accotement de l’autoroute économique.

Pourtant, après avoir parcouru plus de la moitié de la planète dans le cadre de la mission 1000 jours pour la planète, le constat est clair : jamais, dans l’histoire de la planète, n’a-t-on connu pareille destruction de la vie sur Terre. Les espèces disparaissent à un taux inégalé et si rien n’est fait pour modérer nos pratiques d’exploitation des ressources, les scientifiques estiment qu’entre le tiers et la moitié des espèces connues à ce jour disparaitront au cours du prochain siècle! Je ne sais plus comment le dire, comment le montrer. Nous sommes dans l’urgence! On peut m’étiqueter de catastrophiste, je persiste et signe : la situation est catastrophique!

Il n’y a plus de poissons dans nos océans. Les monocultures étouffent la vie sur cette planète. La pollution coule dans les veines de la Terre, se faufilant vers le cœur de cette planète qui agonise. En exploitant les ressources de façon irresponsable, on tue la vie, celle dont nous dépendons.

Le modèle économique actuel avait pourtant promis de créer une richesse locale en exploitant les ressources de la terre. Partout où nous sommes allés, c’est le même constat : les compagnies ont fait fortune et les sociétés locales n’ont eu que des miettes. Ce modèle économique ne fonctionne tout simplement pas. Quand on nous répète durant le débat des chefs qu’il faut d’abord créer la richesse pour prendre soin de notre monde, j’ai mal au cœur! Que j’aimerais embarquer les chefs sur le Sedna IV pour montrer l’échec de ce système planétaire!

Le débat des chefs a confirmé une évidence historique : l’environnement est une priorité quand les affaires économiques vont bien. Cette réalité s’applique autant ici qu’ailleurs. Et puisque le Québec, comme la majorité des sociétés riches, vit au-dessus de ses moyens véritables, on nous propose des solutions à courtes vues, pour générer plus de richesses, plus de revenus. Au nom de l’équilibre budgétaire, il faut exploiter davantage, pour répondre aux seuls besoins économiques et boulimiques à court terme. Ce principe est en contradiction avec les fondements du développement durable, la seule avenue possible pour demain.

Pourtant, le Québec a tout pour devenir un exemple de développement durable. Il faut y croire et exiger un grand chantier d’idées pour créer un nouveau modèle économique qui respectera la vie, sous toutes ses formes.

On repoussera ces arguments en me taxant d’environnementaliste aux idéologies irréalistes. Pourtant, la population est inquiète et personne ne s’en soucie. Dans ce débat électoral qui nous rejoue les vieilles cassettes, et dans lequel chacun accuse l’autre, qui parle au nom de qui?

Commentaires20
  • Suzann Méthot
    25 mars 2014
    Les politiciens feront ce que la population leur dira de faire. Révélez vos véritables environnementales, et passez à l'action: demandez à vos candidats d'en faire tout autant:http://www.davidsuzuki.org/fr/
  • D. Croteau
    25 mars 2014
    Le problème, ne n'est pas les différents partis politiques car ceux-ci, soucieux de ramasser le plus de votes possibles utilisent les mots-clés qui attirent les voteurs comme le miel attire les mouches.
  • Vincent Duhamel
    25 mars 2014
    Merci pour ce texte. Il faut que plus de citoyens prennent la parole sur la place publique pour réveiller les autres, qui ne voient pas plus loin que 4 ans pendant une campagne électorale.
  • Martin
    25 mars 2014
    La nature, ainsi que tout la beauté du monde qui nous a fait naître, subit les foudres d'un système économique que même les humains ne comprennent ni ne contrôlent. Dans certains romans futuristes, on croyait que ce serait les machines qui détruiraient l'humanité. En réalité, c'est l'humanité qui détruit l'humanité et les autres espèces. Que faire ? La politique ne sert qu'à plaire à la masse. La masse est composée d'individualités. L'individu, lui, veut le nouveau iPad. Vous savez, cette chose insignifiante qui ne sert à rien... il faut en avoir la dernière version. Comment voulez-vous que les choses changent, quand le problème émane des individus ? Parler à chacun d'entre eux ? Ils n'écouteraient même pas. J'aimerais tant embarquer sur le Sedna IV pour voir combien de temps je pourrais garder foi en l'humanité. Plus le temps avance, plus je crois sincèrement qu'une élite intellectuelle devra prendre de grands moyens pour changer drastiquement le modèle-humain de boulimie matérielle, de télé-réalâcheté et de nombrilisme crace. Le seul moyen, je crois, sera d'obliger les gens à le faire, le changement. Mais je doute sincèrement que cela se produise. Il aurait pu être grand, ce projet humain, mais il n'a été qu'une mascarade de guerres et de destruction...
  • Réaliste
    25 mars 2014
    Tant que l'Élite ainsi que le 1% qui contrôle toutes les richesses de cette planète ne change pas, rien ne changera. Tant que le profit restera la première raison de vivre dans cette société, rien ne changera. Bref, cette civilisation s'en va à sa perte de toute façon. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/a-la-nasa-la-fin-d-un-monde-est-149664
  • Merci pour le bout de chemin que vous faites faire au monde, pour le bout d'information que vous donnez.
    25 mars 2014
    Car la solution est là: Soyons un monde d'adultes, qui en étant informés prendrons les bonnes décisions
  • Maurice Monette
    25 mars 2014
    Comme la dernière période de 30 ans que nous venons de transcender a été fortement axée sur l'accumulation de richesse, aux dépens des biomes de notre Biosphère, n'ayant plus de saines limites à la cupidité humaine comme c'était le cas entre la dernière Guerre Mondiale 39-45 et juin 1989, quand le pape Jean- Paul II, Karol Wojtyla, a remis la gestion du pécule de la société démocratique croyante catholique humaine soit, environ 65% de la population mondiale à cette époque, dont il avait la charge, aux divers gouvernements démocrates de la Planète, ceux-ci ont perdu le contrôle sur la cupidité maladive de l'humanité et nous devons en subir les piètres conséquences que nous constatons actuellement.
  • Fabienne Michot
    25 mars 2014
    Tristes humains qui auront tout saccagé, tout pris. Nous sommes dans l'ère de l'égoïsme. Je, me, moi, mes affaires. Confort et indifférence. Plus, plus, plus. Inconscience et bétise. Pauvres humains disconnectés.
  • François Charland
    25 mars 2014
    Tout à fait en accord avec Janita ... Et, où prend-on l'argent pour se payer des voyages autour du monde, sa voiture et son bungalow si ce n'est en oeuvrant pour ou au nom d'entreprises millionnaires ? Comment fait-on fonctionner nos avions et voitures ? Il faut exploiter nos ressources mais intelligemment et utiliser le moyen de transport le moins à risques pour la vie et la santé de nos concitoyens puis, des animaux et de la nature !
  • Maude Lerd
    23 mars 2014
    Les politiciens parlent au citoyen "moyen" qui se prosterne devant l'Économie. Le Québec est un joueur insignifiant. Cette tendance lourde est loin de ralentir; l'Inde, la Chine, l'Idonésie commencent à peine à se soumettre au capitalisme. Ça promet.
  • Mireille Cantin
    23 mars 2014
    Quelle tristesse de voir ça ,ces images et ces gestes insensés commis par des humains ,ne devons-nous pas être gênés de notre comportement ,comment la terre saura se transformer face à nos agissements inhumains ,que laisserons-nous aux générations futures ? J'aimerais que plus de gens fassent comme moi et respectent notre chère terre ,elle nous montre de si belles choses quand nous savons regarder .
  • Mireille Cantin
    23 mars 2014
    Quelle tristesse de voir ça
  • Roger Artiste Photographe
    22 mars 2014
    Merci d’aller au-delà des enjeux politiques égoïstes et d’essayer de ramener le sablier a l’heure. Le sable s’écoule pendant que nous comptons le nombre d’anges sur la tête d’une aiguille. Dois-je croire qu’il n’y a plus personne suffisamment instruit pour voir plus loin que les arguments inutiles que cette course aux élections nous propose? L’enjeu véritable que nous avions à confronter hier n’est même pas sur l’agenda d’aujourd’hui! S’cossé s’qui’s’passe? Malgré tous les efforts que des personnes comme vous ont investi, il semble que les distractions ont eu le dessus, que les intérêts corporatifs emportent les masses, et que l’histoire se déroulera selon le pire scenario. Je crains que Christopher Hedges aurait raison. A moins de…? SVP, Revenez-nous sur ça. Que faire?…en plus vous avez de l’écoute. Bonne extinction, Juste un autre artiste.
  • Janita
    22 mars 2014
    Je suis totalement en accord avec vous, M.Lemire. Oui, il faut que nous agissions mais pourquoi attendre uniquement que nos dirigeants bougent. C'est sur qu'ils devraient bouger, se réveiller mais je vous mets au défi de convaincre chaque citoyen de réduire sa consommation: d'énergie, d'objets superflus et très souvent inutiles, ses déplacements (étalement urbain, voyages, petites courses en voiture, au dépanneur du coin à seulement une ou deux rues de son domicile) et vous constaterez le nombre important de gueulards qui tournera, illico, les talons. Et hop! disparues les belles et bonnes intentions. Le gouvernement c'est chacun d'entre nous. Il semble que nous oublions trop souvent cet aspect du problème.
  • yvan Plante
    22 mars 2014
    Jean, tu dis la simple vérité. Mais AUCUN parti politique ose la dire pour ne pas faire peur au monde. Tes observations recoupent des dizaines d'études qui prédisent une convergence de crises en alimentation, eau, climat, population et énergie. Et ça va faire mal. Aucun chef ne veut aborder le sujet et préparer le Québec. Il faudrait lancer un grand mouvement de réflexion en dehors des formations politiques et appuyer des initiatives concrètes, comme tes initiatives. Il y a beaucoup de travail à faire pour préparer le Québec dans un monde ingouvernable.
  • Manon Blanchard
    22 mars 2014
    J'invite tous vos lecteurs et lectrices à suivre le lien suivant qui parle du pan vert de Québec solidaire.
  • Olivier Adam
    21 mars 2014
    Moi aussi, j'ai mal au coeur...Merci M. Lemire
  • Patricia Chartier
    21 mars 2014
    On dirait que les écologistes ne parle pas du seul parti qui propose un véritable virage vert. Dommage.
  • franck Don Simoni
    21 mars 2014
    Jean! c'est le cri du coeur de tout un peuple que tu hurle la! Il faut diffuser ce texte partout ou l'on peu!
  • Alexandre Bernier-Graveline
    21 mars 2014
    Wow !!! Je n'ai jamais encore entendu une personne parlée avec autant de vérité. Notre planète a effectivement besoin d'aide plus que j'amais et je sens que personne n'est vraiment prêt à changer. J'appui chacun de ces mots, mais encore plus l'inspiration et la motivation qui s'en dégage et me motive à agir pour tous !
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