Formation de la terre et énigme des origines
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Formation de la terre et énigme des origines

Les planètes sont conçues lorsque se forment les étoiles. Notre planète, la Terre, s’est formée avec la naissance du Soleil. Avant que ne se soit formé le Soleil, un vaste nuage de gaz et de poussière (la nébuleuse primitive) occupait le secteur où allait naître le Système Solaire.

Les planètes sont conçues lorsque se forment les étoiles. Notre planète, la Terre, s’est formée avec la naissance du Soleil. Avant que ne se soit formé le Soleil, un vaste nuage de gaz et de poussière (la nébuleuse primitive) occupait le secteur où allait naître le Système Solaire. Il y a 4,6 milliards d’années, ce nuage a commencé à se contracter sur lui-même, sous l’effet de sa propre masse, une contraction peut-être elle-même déclenchée par l’explosion d’une étoile voisine (une supernova).

Ce processus d’effondrement gravitationnel fut long, environ 100 millions d’années, très lent au début puis de plus en plus rapide et violent au fur et à mesure que les fines particules de gaz et de poussière s’agrégèrent pour former des masses de plus en plus volumineuses. Cet effondrement forma avec le temps une concentration de matière de plus en plus dense, massive et chaude (la future étoile), autour de laquelle se mit à tourbillonner un disque de matière — le ‘disque proto-planétaire’ qui laissera éventuellement place aux planètes.

Il y a 4,54 milliards d’années, la Terre primitive était bel et bien constituée et bombardée sans répit par des pluies de météorites et de comètes, petits et gros. Puis, quelques millions d’années plus tard, il y a 4,53 milliards d’années, un événement d’une violence et d’une importance extrêmes se produisit : la rencontre cataclysmique de la Terre avec Theia, une planète-soeur de la taille de la planète Mars actuelle. Cette formidable collision entraîna la fusion des deux planètes et engendra un anneau de débris qui allait éventuellement former la Lune.

Depuis, la Lune suit de près la Terre, causant notamment le phénomène des marées. Selon certains chercheurs, les marées — beaucoup plus fréquentes il y a 4 milliards d’années puisque la Terre tournait sur elle-même en 12 au lieu de 24 heures et beaucoup importantes puisque la Lune était deux fois plus proche de la Terre à l’époque qu’aujourd’hui — auraient pu contribuer à l’émergence de la vie sur Terre en aidant à la formation des acides nucléiques si centrales à l’élaboration de l’information génétique contenue dans les noyaux cellulaires.

Or, il y a entre 4,1 et 3,9 milliards d’années, la Terre traversa de nouveau une intense période de bombardement météoritique (le grand bombardement tardif), peut-être déclenché par la migration des planètes géantes gazeuses jusqu’à leur position actuelle. Durant ces quelques centaines de millions, la Terre, la Lune, Mars, Vénus et Mercure furent criblées de cratères et, à quelques reprises, notre planète fut frappée par des impacts monumentaux qui auraient fait s’évaporer les océans et fait fondre l’écorce terrestre. Si la vie est apparue avant cette période tumultueuse, nulle doute qu’elle fut éliminée de la surface de notre monde durant ces impacts météoritiques. Certains chercheurs pensent toutefois que des bactéries auraient pu survivre plusieurs kilomètres sous la surface de la Terre.

Voici 3,8 milliards d’années, les premières traces d’un événement capital dans l’histoire de la Terre (et peut-être de l’Univers?) deviennent visibles : apparaissent les premières formes de matière vivante née de la matière non-vivante. Bien que ce passage comporte toujours des zones d’ombre, la compréhension scientifique des origines de la vie a progressé rapidement au cours des 60 dernières années. En 1952, les biochimistes Stanley Miller et Harold Urey réalisèrent l’une des expériences les plus célèbres du 20e siècle. Ils parvinrent à démontrer que les composés chimiques simples (acides aminés, acides nucléiques, glucides, lipides, etc.) qui sont nécessaires à l’élaboration des molécules complexes, qui elles-mêmes forment les cellules, pouvaient s’assembler relativement facilement sur la Terre primitive. En effet, en reproduisant en laboratoire la “recette” des conditions qui prévalaient à la surface de la Terre il y a 3,8 milliards d’années — à savoir une bonne dose d’eau, de méthane, d’ammoniaque et d’hydrogène, le tout dynamiser par de la chaleur et des éclaires — ils obtinrent une vingtaine d’acides aminés et d’autres composés organiques.

Enfin, depuis les années 1970s, des formes de vie étranges sont découvertes dans de nombreux sites où règnent des conditions extrêmes — lieux très chauds, très froids, très salés, très acides, très basiques, très secs, très comprimés, très isolés, etc. On les appelle les extrêmophiles. Non seulement ces formes nous renseignent-elles sur ce à quoi pourrait ressembler la vie ailleurs dans l’Univers mais également sur ce à quoi devait ressembler les premiers êtres vivants, ici même sur Terre.

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