Vie et diversité
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Vie et diversité

La vie se caractérise par un ensemble de traits reliés les uns aux autres — elle est complexe, elle peut grandir, elle peut s’adapter, elle peut se reproduire.

Vie
Il peut paraître curieux de vouloir définir la vie car, après tout, la vie est ce qui vit. On parle parfois de matière vivante, la faune et la flore par exemple, en opposition à la matière non-vivante, comme les roches ou les nuages. Mais, au juste, qu’est-ce qui distingue le vivant du non-vivant?

Nous pouvons d’abord dire que le fait que notre planète, la Terre, abrite la vie est un trait qui la distingue des autres planètes que nous connaissons. Peut-être la vie existe-t-elle ailleurs dans l’Univers, peut-être même est-elle abondante en considérant le nombre d’étoiles et de planètes qui peuplent les mondes extraterrestres… Toutefois, à ce jour, aucune observation ne nous permet de trancher cette question. La vie telle que nous la connaissons demeure un phénomène exclusivement terrestre.

Nous pouvons également dire que la vie se caractérise par un ensemble de traits reliés les uns aux autres — qu’elle est complexe, qu’elle peut se mouvoir, qu’elle peut grandir, qu’elle peut s’adapter, qu’elle peut se reproduire. Il y aura néanmoins toujours des exceptions à ces définitions — les mules ne se reproduisent pas, les arbres ne se meuvent pas, etc.

Il faut creuser plus profondément dans le tissu du vivant pour discerner que qui rend la vie si particulière. C’est à l’échelle des molécules que se cache un début de réponse, les réactions chimiques permettant aux organismes vivants de se préserver et de se reproduire, de vivre en somme. Au moins deux traits semblent distinguer le vivant du non-vivant : le métabolisme et la génétique. Le métabolisme permet de transformer la matière du milieu environnant en énergie, ce qui, à son tour, permet le mouvement, la guérison, la croissance, la reproduction, etc. La génétique permet de préserver l’information et de l’adapter, par le biais des mutations génétiques, aux conditions changeantes qui marquent les milieux terrestres.

Diversité
La diversité est bien sûr au coeur de la biodiversité. Lorsque la diversité est grande, plusieurs formes de vie uniques co-habitent dans un même milieu — on parle de la richesse des espèces.

Les recherches les plus récentes montrent de manière incontestable qu’une biodiversité importante aide au fonctionnement des écosystèmes et que, à l’inverse, la réduction de la biodiversité réduit leur efficacité à capturer les ressources, à décomposer et à recycler les nutriments essentiels, ainsi qu’à résister aux perturbations de l’environnement. Bref, de façon général, plus riche est la toile de la vie, plus productive elle est et plus facilement elle parvient à se stabiliser et à perdurer.

Les communautés écologiques les plus diversifiées de la Terre se trouvent dans les régions tropicales, lesquelles sont imbibées par l’énergie du Soleil. Sur les continents, ce sont les forêts tropicales humides qui contiennent les écosystèmes les plus riches — ce qui, en revanche, n’enlève rien aux autres types d’écosystèmes, comme la forêt boréale du Canada et de la Russie, par exemple. Selon une étude de 2010, la diversité des espèces atteindrait son sommet dans le Nord-Ouest du bassin amazonien, en Équateur. Cette région correspond à l’emplacement du parc national de Yasuní, qui fut créé en 1979. Près de 150 espèces d’amphibiens habiteraient cette réserve et ses environs, un record mondial selon l’état actuel des connaissances. Le nombre d’espèces de reptiles (121), d’oiseaux (596), de mammifère (près de 200) et de poissons (près de 500) est non moins considérable. Quant à la diversité des espèces végétales, elle est proprement extraordinaire: le parc national de Yasuní détient le record mondial du nombre d’espèces d’arbres et d’arbustes, soit 655 espèces d’arbres par hectare (1 hectare est un carré de 100 mètres de longueur). C’est plus que le nombre d’espèces natives d’arbres présentes au Canada et aux États-Unis combinés!

Dans les mers, ce sont les récifs de corail qui abritent les communautés les plus complexes de poissons, d’algues et d’invertébrés. Le Grande barrière de corail, le plus grand récif corallien de la planète, au large de l’Australie orientale, est un exemple frappant. Mais la palme pour la richesse des espèces revient au Triangle de corail, une région située un peu plus au Nord et s’étendant sur six pays du Sud-Est asiatique insulaire — Indonésie, Philippines, Malaisie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Îles Salomon et Timor Oriental — une région parfois appelée “Insulinde”. Le Triangle de Corail correspond à 1,5% de la surface des océans et, pourtant, il contient 76% des espèces de coraux, 37% des espèces de poissons des récifs, 70% des espèces connues de mangroves, six des sept espèces de tortues de mer et au moins 27 espèces de mammifères marins.

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