Les plantes vasculaires
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Les plantes vasculaires

Parmi les facteurs qui jouent sur l’abondance des plantes dans une région donnée, il y a bien sûr la géographie (îles, vallées et plaines influencent par exemple l’assemblage des espèces) et l’histoire évolutive particulière de l’endroit en question (un écosystème très ancien peut accueillir beaucoup plus d’espèces endémiques qu’un écosystème plus récent).

Parmi les facteurs qui jouent sur l’abondance des plantes dans une région donnée, il y a bien sûr la géographie (îles, vallées et plaines influencent par exemple l’assemblage des espèces) et l’histoire évolutive particulière de l’endroit en question (un écosystème très ancien peut accueillir beaucoup plus d’espèces endémiques qu’un écosystème plus récent). Le climat joue par ailleurs un rôle de premier plan et ce rôle a pour ainsi dire trois faces : (1) l’ensoleillement, (2) les précipitations et (3) la chaleur. Dans les régions où ces trois aspects sont intensément représentés — nommément, les Tropiques humides —, la diversité des plantes vasculaires est à son paroxysme. Les plantes vasculaires sont les plantes avec lesquelles nous sommes les plus familiers ; ce sont les plantes qui véhiculent l’eau au sein de leurs tissus végétaux. Certaines tolèrent mieux la lumière de Soleil et ont évolué dans la canopée, d’autres préfèrent nettement l’ombrage du sous-bois.

Ailleurs, la diversité des plantes suit plus ou moins le gradient climatique qui se refroidit en direction des Pôles. Là où le Soleil brille avec moins d’ardeur et où les températures sont plus fraîches, les plantes sont moins exubérantes et certaines espèces généralistes dominent. C’est par exemple le cas de l’épinette dans les forêts boréales. Enfin, pour les plantes comme pour la plupart des organismes, la présence d’eau est critique. Les milieux arides et secs abritent des espèces qui parviennent à garder le peu d’eau de leur environnement dans leurs tissus. Les cactus incarnent cette adaptation aux conditions de sécheresse, avec leurs vaisseaux gorgés d’eau, leur épiderme cireux pour prévenir la transpiration et leurs épines servant à les protéger contre les assauts des animaux assoiffés.

Les vues planétaires présentées ci-haut illustrent les lieux où les espèces de plantes vasculaires sont les plus nombreuses. Sans surprise, ce sont les régions où l’ensoleillement, la pluviosité et la chaleur se conjuguent pour former des conditions d’existence idéales aux plantes. Ces plantes poussent au sol ou sur des arbres (épiphytes) pour tirer profit de la lumière qui baigne la canopée (l’étage supérieur de la forêt). Le relief joue aussi un rôle en isolant certaines populations et, avec le temps, en infléchissant une course évolutive différente à certaines colonies. Ce phénomène se nomme spéciation allopatrique ; c’est la division d’une espèce en deux ou plusieurs espèces à cause de l’isolement géographique. Au cours des âges de la Terre, une vallée profonde, une cours d’eau ou une chaîne de montagne suffisent à scinder ainsi une espèce en de nouvelles espèces.

Les contreforts de la cordillère des Andes, la forêt Atlantique du Brésil, le royaume floristique du Cap d’Afrique du Sud, l’Est de Madagascar, les forêts de Bornéo, de Nouvelle-Guinée et du Sud-Est montagneux de l’Asie sont tous des exemples de diversité végétale très élevée.

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