La surexploitation
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La surexploitation

En quelques mots
La surexploitation et la collecte abusive des espèces sont au cœur des menaces qui pèsent sur la biodiversité de notre planète. La chasse abusive, la surpêche, le braconnage, le trafic illégal des espèces, l’exploitation de la viande de brousse et le prélèvement d’espèces à des fins d’agrément (comme certains poissons d’aquarium) sont des exemples de surexploitation qui, en réduisant une population, peuvent à la longue porter un coup fatal aux espèces touchées.

Survol de la situation
La surexploitation des espèces et des milieux naturels constitue une menace pour la diversité biologique de notre planète et rien n’indique pour l’instant que cette pratique déprédatrice est en baisse. Des conventions pour protéger les espèces menacées ont été adoptées dans de nombreux pays, des aires protégées ont été constituées, des changements ont été apportés aux pratiques et aux équipements de pêche et, pourtant, de nombreuses populations animales connaissent encore un déclin de leurs effectifs. Bien sûr, ces mesures sont absolument nécessaires et elles aident bien des espèces et des écosystèmes qui, autrement, connaîtraient pire sort. Toutefois, elles demeurent généralement insuffisantes et le déclin des espèces continue d’être observé, surtout dans les régions tropicales et les milieux d’eau douce.

En ce qui touche les écosystèmes marins, la surexploitation constitue la principale pression exercée par l’humanité depuis des décennies. Du début des années 1950 jusqu’au milieu des années 1990, le volume des pêches dans le monde (on parle de « prélèvements halieutiques ») a quadruplé! Puis, le volume total des prises s’est mis à diminuer, malgré l’accroissement des efforts de pêche, ce qui indique que de nombreux stocks n’ont plus la capacité de se reconstituer.

La FAO estime que plus du quart (28 %) des stocks de poissons marins sont surexploités, épuisés (3 %), ou en voie de reconstitution après épuisement (1 %) et que plus de la moitié (53 %) des stocks de poissons marins sont totalement exploités. Seuls 15 % des stocks de poissons à l’échelle du globe seraient sous-exploités ou modérément exploités! Même si les autorités de pêche imposent des exigences plus réalistes en ce qui concerne la taille des prises pouvant être prélevées dans les océans sans danger, environ 63 % des stocks de poisson évalués partout dans le monde ont besoin d’être reconstitués. Des approches innovantes en matière de gestion des pêches, comme celles incitant les pêcheurs à maintenir les stocks en bonne santé, se sont avérées efficaces dans les endroits où elles sont utilisées.

Par ailleurs, la viande de brousse (ou viande sauvage) représente une source importante de nourriture pour de nombreuses familles vivant dans les régions boisées de l’Afrique centrale, mais les animaux qui la procurent semblent être chassés à des niveaux non viables. Dans certaines zones, ceci a contribué à ce que l’on a appelé le « syndrome de la forêt vide », où des forêts apparemment en bonne santé se sont pratiquement vidées de toute vie animale. Cette situation peut avoir des conséquences graves pour les forêts, car environ 75 % des arbres tropicaux dépendent des animaux pour disperser leurs graines.

Autre exemple : les serpents d’eau douce du Cambodge ont fait l’objet d’une chasse abusive afin d’être vendus à des fermes de crocodiles, à des restaurants et aux professionnels de la mode. En conséquence, entre 2000 et 2005, le nombre de captures réalisées par chasseur, au cours de la basse saison, a chuté de plus de 80 %.

Un grand nombre d’autres espèces sauvages ont également subi un déclin à l’état sauvage en raison d’une surexploitation. Cela va des espèces bien connues, comme les tigres ou les tortues marines, à des espèces moins connues, comme l’espèce Encephalartos brevifoliolatus, un cycas (une sorte de petit palmier) aujourd’hui éteint à l’état sauvage à cause de sa surexploitation à des fins horticoles.

Exemples de surexploitation – Chasse abusive – Surpêche – Prélèvement abusif à l’état sauvage à des fins d’agrément (comme certains poissons d’aquarium) – Braconnage – Trafic illégal des espèces rares et/ou menacées – Exploitation de la viande de brousse (ou viande sauvage)

Le saviez-vous?
Durant près de cinq siècles, la morue de l’Atlantique, abondante dans l’Atlantique Nord, a supporté des générations de familles. En 1968, 800 000 tonnes de morues furent pêchées dans les eaux de Terre-Neuve! Puis, les prises ont commencé à diminuer et à rendre des spécimens de plus en plus petits et jeunes. On a interdit la pêche à la morue en 1992, car la population était à ce stade en chute libre. Du jour au lendemain, des milliers de pêcheurs furent privés de leur gagne-pain. Malgré cette mesure, on estime que les stocks actuels de morue de l’Atlantique ne sont que de 1 % ce qu’ils étaient il y a à peine 30 ans!

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