Fiches des espèces

Baleine à bec commune

MÉDIAS

  • Baleine à bec commune

Les observations de baleine à bec sont extrêmement rares dans le golfe et l’ estuaire

On trouve la baleine à bec dans les eaux froides et profondes de l’Atlantique Nord (entre les 40° et 80° de latitude).

Cette espèce ne figure pas sur la Liste des espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables au Québec.

La population du plateau néo-écossais est menacée par l’enchevêtrement dans des engins de pêche, l’exploration pétrolière et gazière et par des projets de développement dans son habitat principal et autour de celui-ci près de l’Île de Sable.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a attribué à la population du plateau néo-écossais le statut de population « préoccupante » en 1996, puis le statut « en voie de disparition » en 2002 et 2011.

L’Union nationale pour la conservation de la nature (UICN) a attribué aux baleines à bec commune le statut « données insuffisantes ».

La baleine à bec a une diète variée qu’elle recherche dans les grandes profondeurs et sur le fond: harengs, poissons de fond, crevettes ainsi que concombres et étoiles de mer.

Le calmar est sa proie favorite.


Espèces illustrées: (de haut en bas, de gauche à droite): hareng, calmar, étoile de mer, crevettes, concombre de mer.


C’est une espèce grégaire, formant des paires et des groupes de 3 à une douzaine d’individus.

De longues relations semblent s’établir entre individus du même sexe.

Les membres d’un groupe n’abandonnent pas un des leurs lorsqu’il est blessé.

Elle émet des sifflements, des gazouillis, des sons modulés et des clics.

Les ultrasons servent à l’écholocation pour se diriger et trouver sa nourriture, et les autres vocalisations à la communication.

Elle alterne les périodes de repos et les séquences de nage rapide changeant souvent de direction. Elle soulève rarement la queue en plongeant.


Crédit photo: Jean Lemire

Parfois curieuse avec les bateaux, elle peut les approcher et même tourner autour d’eux lorsqu’ils sont stationnaires.

La baleine à bec commune plonge dans de très grandes profondeurs (elle peut aller jusqu’à 1 500 m).

La durée de ses plongées se situe généralement entre 3 et 70 min.

Presque chaque été depuis 1988, Hal Whitehead et son équipe visitent un secteur de profonds canyons sous-marins au large de la Nouvelle-Écosse. Ils y étudient la petite population de baleines à bec communes qui y résident. La position, les déplacements et les comportements des animaux qui y sont observés sont notés. Les animaux sont répertoriés par photo-identification. Un catalogue d’environ 160 individus a été constitué.

Ces chercheurs font aussi des enregistrements des sons émis par les baleines à bec communes et du bruit ambiant (autres vocalises de baleines et bruit provenant des relevés sismiques et des navires). Enfin, ils notent les autres espèces qui fréquentent le secteur.