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Baleine noire

MÉDIAS

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La baleine noire fréquente les eaux côtières et peu profondes du Saint-Laurent de juillet à septembre. Mais les observations y demeurent exceptionnelles.

Les baleines noires se concentrent dans des régions où l’abondance de la nourriture est favorisée par des phénomènes océanographiques (fronts thermiques et remontées d’eau froide) et dans des baies constituant des abris pour les femelles accompagnées de leurs baleineaux (baie de Fundy).

Les baleines noires de l’hémisphère Sud et les baleines noires du Pacifique Nord sont des espèces distinctes.

La baleine noire figure sur la Liste des espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables au Québec.

Cette espèce est considérée comme « en voie de disparition » par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC).

L’Union nationale pour la conservation de la nature (UICN) a attribué à la baleine noire de l’Atlantique Nord le statut « en danger ».

Elle pratique l’écrémage (technique d’alimentation par laquelle la baleine nage lentement avec la bouche ouverte et capture ses proies dans ses fanons) et peut s’alimenter en profondeur ou en surface.

Elle s’alimente parfois en groupe.

Elle se nourrit de crustacés zooplanctoniques (zooplancton): copépodes et à l’occasion de krill.


_Espèces illustrées: (de haut en bas, de gauche à droite): copépodes, krill


Plutôt solitaire, elle peut évoluer en paire et en petits groupes instables d’une dizaine d’individus, voire d’une cinquantaine.

La baleine noire émet essentiellement des vocalisations de basse fréquence: grognements, couinements, sons percutants.

Elle produit également quelques sons aigus. La fonction de ces sons est mal connue. Ils serviraient à la communication et la vie sociale des groupes actifs en surface.

La baleine noire passe beaucoup de temps en surface et se déplace très lentement.

Sa très faible réactivité au passage des bateaux est un important facteur de mortalité.

Ses comportements aériens sont impressionnants: elle bondit hors de l’eau et retombe bruyamment sur le dos ou le ventre, frappe la surface avec sa queue et ses nageoires pectorales.


Crédit photo: Jean Lemire

Lorsqu’elle part en plongée, elle sort généralement sa queue.

Ses plongées durent entre 6 et 8 min, mais peuvent atteindre 60 min.

La plupart de ses proies se situent entre la surface et une centaine de mètres, mais les plongées peuvent atteindre 200 m.

Un programme de photo-identification à long terme est déterminant pour estimer la population de l’Atlantique Nord. Fin 2007, le regroupement de chercheurs travaillant sur cette population, le North Atlantic Right Whale Consortium, a qualifié son taux de renouvellement de modeste.

Cette espèce peine à se rétablir en raison des mortalités occasionnées par les collisions avec les bateaux et les prises accidentelles avec des engins de pêche. Malgré les mesures de conservation prises au Canada et aux États-Unis, d’autres causes pourraient freiner son rétablissement: faible diversité génétique, maladies, contaminants, problèmes de reproduction et diminution de la ressource alimentaire.

Un projet de recherche s’est intéressé au possible lien entre la chasse menée par les Basques dans le golfe du Saint-Laurent et au large Labrador au cours du 16e et du 17e siècles et le déclin de population de la baleine noire. Les résultats obtenus suggèrent plutôt que le déclin se serait produit avant l’arrivée des Basques. Pour vérifier cette hypothèse, des analyses génétiques devront être conduites sur un plus grand nombre d’échantillons provenant de plusieurs sites.