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Béluga

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Son aire de répartition annuelle s’étend de l’ estuaire au golfe du Saint-Laurent et dans le fjord du Saguenay.

Il fréquente les eaux côtières brassées par des forts courants, comme les embouchures.

La population du St-Laurent est estimée à environ 900 individus.

Le béluga du Saint-Laurent est une population isolée des autres populations vivant dans l’Arctique et distinctes d’un point de vue génétique.

Dans le reste du monde, on trouve les bélugas seulement dans l’hémisphère Nord, dans des régions circumpolaires situées entre le 50e et 80e parallèle, dans des mers, des estuaires et des rivières.

La population du Saint-Laurent figure comme « menacée » sur la Liste des espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables au Québec

La population de l’ estuaire du St-Laurent est considérée comme « en voie de disparition » par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC).

L’Union nationale pour la conservation de la nature (UICN) a attribué aux bélugas du monde le statut d’« espèce quasi menacée ».

La succion est le principal mode de capture des proies qu’il recherche près du fond.

Il se nourrit de poissons de fond (capelan, hareng, éperlan, lançon), d’anguilles et d’ invertébrés le ver Nereis, calmars, poulpes, crustacés).

Ses dents lui servent à croquer ses proies qu’il avale sans les mâcher.


Espèces illustrées: (de haut en bas, de gauche à droite): calmar, anguille, hareng, capelan, crevettes, ver Neireis.


Le béluga est un animal grégaire vivant en paire et en groupes de 3 à plusieurs dizaines d’individus ou clans, régis selon une ségrégation sexuelle ou liée à l’âge.


Crédit photo: GREMM

Dans le Saint-Laurent, ces clans sont fidèles à des territoires.

Le répertoire vocal du béluga est très étendu, lui valant le surnom de «canari des mers»: sifflements, claquements, grincements et grognements.

La fonction des vocalisations liées à des comportements sociaux et de communication est encore mal connue.

Des sons spécifiques nommés « appels » sont émis dans des situations de dérangement, pour maintenir la cohésion du groupe, et particulièrement le contact entre les mères et leurs baleineaux.

Le béluga possède un système très performant d’écholocation comparable à un radar, pour naviguer et trouver ses proies.

Nageur peu rapide, il utilise les courants pour se déplacer.

Au sein des groupes serrés, les individus montrent parfois un fort dynamisme: ils manoeuvrent dans tous les sens, leur corps roulent sur le côté et jaillissent partiellement hors de l’eau, ils sortent la tête et frappent la surface de l’eau avec leur queue.

Ces comportements peuvent être liés à l’alimentation, à des jeux entre juvéniles ou bien à des comportements sexuels.

En Arctique, Le béluga passe entre 40 et 60% du temps sous la surface.

Les plongées peuvent durer jusqu’à 15 min et atteindre 800 m.


Crédit photo: GREMM

Les données sur le comportement de plongée des bélugas du Saint-Laurent sont en cours d’analyse.

L’étude de l’organisation complexe de la vie sociale des bélugas oriente les mesures et le plan de rétablissement mis en place pour protéger cette espèce. Les projets de recherche portant sur cet animal emblématique du Saint-Laurent permettent également de suivre l’état de santé des écosystèmes. Avec l’arrivée de nouveaux polluants, la contamination chimique demeure la menace majeure pour le béluga et son analyse régulière s’effectue, entre autres, par la récupération et la nécropsie (ou autopsie) des carcasses depuis 1982. D’autres études portent sur la pollution sonore qui menace l’avenir de cette population. Le GREMM gère le catalogue de bélugas depuis 1984 qui comprend plusieurs centaines d’individus.

Pour découvrir toutes les études dédiées à cette espèce, consultez les projets de recherches sur le Béluga du Saint-Laurent sur Baleines en direct.