Fiches des espèces

Cachalot

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La présence de cachalots est occasionnelle dans le golfe et dans l’estuaire du Saint-Laurent.

Les cachalots qui fréquentent le Saint-Laurent appartiennent à la population de l’Atlantique Nord.

Les conditions océanographiques du Saint-Laurent (eau froide et faible profondeur) suggèrent qu’il doit s’agir de jeunes mâles qui se séparent de leur groupe à l’approche de leur maturité sexuelle. Ils rechercheraient des nouvelles aires d’alimentation, des grandes zones de forte ressource alimentaire, tout en évitant la concurrence avec les mâles plus vieux.

On trouve le cachalot dans les eaux profondes de tous les océans et mers de la planète, dans les eaux libres de glace, et en Méditerranée.

Le cachalot ne figure pas sur la Liste des espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables au Québec.

Cette espèce est considérée comme « non en péril » par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC).

L’Union nationale pour la conservation de la nature (UICN) lui a attribué le statut d’« espèce vulnérable ».

Le cachalot passe la plus grande partie de son temps à chercher son alimentation dans les profondeurs.

Son alimentation principale est constituée de calmars.

Le cachalot a une diète variée incluant également des poissons pélagiques, des poissons de fond et des crustacés.


Espèces illustrées: (de haut en bas, de gauche à droite): calmar géant, calmar, hareng.



Les baleineaux commencent à manger des aliments solides avant la fin de leur première année d’existence.

Selon le sexe et l’âge, le cachalot vit de manière solitaire, en paire ou en groupe.

Organisée en unités familiales, sa vie sociale est complexe.

Les cachalots émettent une large gamme de sons (cliquetis, sons pulsatiles, grincements) dans les profondeurs et en surface.

Ils servent à la communication ainsi qu’à l’écholocation pour le repérage des proies et de l’environnement.

Chaque groupe aurait son dialecte caractéristique.

La vitesse moyenne de ses déplacements est plutôt lente, mais il est capable de fortes accélérations lorsqu’il chasse ou qu’il est poursuivi.

Il peut également rester dans une position stationnaire.

Sa queue s’élève lentement et très haut dans les airs avant de plonger.


Crédit photo: GREMM

Ses plongées et ses remontées sont verticales.

Le cachalot refait souvent surface à peu près au même endroit.

En moyenne, ses plongées durent environ 1 h, mais peuvent atteindre 90 min, voire 2 h, et des profondeurs de 1 000 à 2 000 m.


Crédit photo: Jean Lemire

La relative abondance de la population mondiale ne doit pas faire oublier le modeste taux de renouvellement de cette espèce, la chasse ayant particulièrement réduit le nombre de mâles. Les collisions avec les navires, la pollution sonore et chimique, les prises accidentelles dans des engins de pêche et le réchauffement climatique constituent des menaces pour cette espèce.

Des projets de recherche sont réalisés à partir de l’examen des carcasses, de l’acoustique, du suivi télémétrique et des biopsies avec leur analyse génétique. Avec la photo-identification réalisée à partir de la forme, du patron de coloration, des marques et cicatrices de la queue, les chercheurs effectuent un suivi à long terme des individus. Dans le Saint-Laurent, le GREMM dispose d’un catalogue d’une trentaine d’individus.