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Épaulard

MÉDIAS

  • Épaulard (saut) - Alaska
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Les visites d’épaulard sont rares et sporadiques dans le golfe et dans l’estuaire du Saint-Laurent.

Dans l’Atlantique Nord, les épaulards sont apparemment peu nombreux et dispersés.

L’épaulard est une espèce cosmopolite, présente dans toutes les mers et les océans du monde, n’étant pas limitée dans des zones de température d’eau ou de profondeur.

Les concentrations d’épaulards sont plutôt observées dans des secteurs d’eau froide et de forte abondance de nourriture.

L’épaulard de l’Atlantique Nord-Ouest n’apparaît pas sur la Liste des espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables au Québec.

La population de l’Atlantique Nord-Ouest et de l’est de l’Arctique est considérée comme « préoccupante » par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC).

L’Union nationale pour la conservation de la nature (UICN) lui a attribué le statut « données insuffisantes ».

L’épaulard a une diète très variée.

Il se nourrit de petits poissons vivant en bancs, de calmars, de tortues, phoques, oiseaux marins, requins, raies, mais aussi de grands rorquals et de cachalots.

À l’occasion, il mange même des chevreuils et des orignaux qu’il capture lorsque ceux-ci traversent des chenaux à la nage.

Les membres du groupe coopèrent pour harceler et rassembler leurs proies, à la manière des meutes de loups ou de lions.


Espèces illustrées: (de haut en bas, de gauche à droite): goéland à manteau noir, phoque gris, saumon, aiguillat commun, raie épineuse, hareng, calmar, tortue luth.


On peut observer l’épaulard seul ou en groupe.


Crédit photo: GREMM

L’épaulard est très actif du point de vue des vocalisations.

Son répertoire est étendu: grincements, sifflements, grognements, cris et cliquetis pour l’écholocation.

Chaque unité familiale a son propre dialecte qui sert à la communication entre les membres et à la cohésion du groupe.

L’épaulard a une vitesse de nage plutôt rapide et énergique.
Il peut atteindre 45 km/h lorsqu’il poursuit ses proies.

Il est capable de comportements aériens et de sauts exubérants, pratique l’ espionnage en tenant sa tête hors de l’eau et son corps droit jusqu’aux nageoires pectorales, et il peut même nager à reculons.


Crédit photo: Jean Lemire

Il semble passer la plus grande partie de ses plongées entre la surface et 20 m de profondeur, mais peut atteindre plus d’une centaine de mètres.

Ses temps de plongée sont plutôt courts (entre 4 et 10 min), mais peuvent atteindre une vingtaine de minutes.

Dans le Saint-Laurent, les visites des épaulards sont exceptionnelles et anecdotiques. Les projets de recherche sur cette espèce sont essentiellement menés sur les populations du Pacifique Nord-Est, dans la région de Vancouver (Colombie-Britannique), où évoluent trois populations bien distinctes aux niveaux de l’apparence, du comportement et de la génétique (les «résidants», les «migrateurs» et les «océaniques»).

Pour le Canada atlantique, une banque de données et de photo-identification des épaulards dans les régions de Terre-Neuve et Labrador est gérée par Dave Snow. Elle est disponible en ligne sur le site Atlantic Whales.