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Globicéphale noir de l'Atlantique

MÉDIAS

  • Globicéphale noir de l'Atlantique
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Le globicéphale noir de l’Atlantique Nord est un résidant estival du golfe du Saint-Laurent, surtout de la péninsule gaspésienne et de la côte Est de Terre-Neuve.

Dans l’ estuaire, ses visites sont très rares.

Le globicéphale noir de l’Atlantique Nord est présent dans les eaux tempérées et les eaux subarctiques de l’Atlantique Nord et dans la partie occidentale de la Méditerranée.

Le globicéphale noir de l’Atlantique n’apparaît pas sur la Liste des espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables au Québec.

Cette espèce est considérée comme « non en péril » par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC).

Elle est désignée « données insuffisantes » par l’Union nationale pour la conservation de la nature (UICN).

Le globicéphale noir de l’Atlantique Nord se nourrit essentiellement de calmars et de maquereaux qu’il trouve dans la colonne d’eau.

Occasionnellement, il mange des crevettes et d’autres espèces de poissons (morue, plie).

Il se joint parfois à d’autres espèces comme les dauphins à flancs blancs pour chasser.


Espèces illustrées: (de haut en bas, de gauche à droite): maquereau, calmar, morue.


Le globicéphale noir de l’Atlantique est très grégaire.

Ils se rassemblent en unités familiales stables pouvant compte de 10 à 20 individus.

Ces grands groupes sont animés par une très forte cohésion sociale.

Ce globicéphale peut également s’associer à des groupes de dauphins ainsi qu’à des plus gros cétacés.

Son répertoire vocal est très varié et complexe.

Il est constitué de sifflements, clics, sons pulsatiles, grognements, cris et bourdonnements.

Ces sons servent à la communication entre les individus et à l’écholocation.

Son mouvement de nage s’effectue par bonds successifs.

La vitesse de déplacement du globicéphale est assez rapide et peut atteindre 35 km/h quand il est pourchassé par un prédateur.

Il est capable d’effectuer des sauts hors de l’eau, mais le fait rarement.

Il effectue souvent de l’ espionnage.

Pour se reposer, il demeure régulièrement immobile à la surface.

Ses plongées durent en moyenne 5 à 10 min et se situent la plupart du temps entre 30 et 500 m, là où se trouvent ses proies.

Elles peuvent atteindre la profondeur de 1 000 m et 15 min.

L’équipe de Hal Whitehead, à l’Université Dalhousie en Nouvelle-Écosse, mène des projets de recherche sur le globicéphale noir de l’Atlantique au large du cap Breton depuis 1998. Il gère un catalogue de plus de 1500 individus identifiés par photo-identification à partir des encoches et marques sur la nageoire dorsale. L’analyse des enregistrements acoustiques actuellement en cours permettrait de savoir s’il existe des dialectes au sein des unités familiales de cette espèce comme chez l’épaulard.