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Marsouin commun

MÉDIAS

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Le marsouin commun fréquente les zones côtières du golfe et de l’ estuaire en été (de fin juin à fin septembre).

On le trouve souvent dans les fjords, les baies, les estuaires et les ports (d’où son nom Harbour porpoise en anglais).

Dans le golfe du Saint-Laurent, on estime sa population à plus de 20 000 individus.

Le marsouin commun occupe les eaux tempérées (côtières) et les eaux subarctiques de l’hémisphère Nord.

Il est aussi présent dans le Pacifique Nord.

Il existe même une population dans la mer Noire.

Le marsouin commun apparaît sur la Liste des espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables au Québec.

La population de l’Atlantique Nord-Ouest est considérée comme « préoccupante » par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC).

L’Union nationale pour la conservation de la nature (UICN) a attribué au marsouin commun le statut « préoccupation mineure ».

Le marsouin commun recherche sa nourriture dans la colonne d’eau (des petits poissons en bancs comme le capelan, hareng, goberge, maquereau).

Il se nourrit également sur le fond (calmars et crustacés).


Espèces illustrées: (de haut en bas, de gauche à droite): maquereau, calmar, hareng, capelan, crevettes.



La femelle marsouin commun est parmi les rares cétacés qui peuvent donner naissance tous les ans.

Le marsouin commun est grégaire.


Crédit photo: GREMM

Il vit en petits groupes de 2 à 5 individus qui peuvent s’associer en troupeaux de quelques dizaines d’individus, voire quelques centaines.

Ces regroupements sont liés à l’alimentation.

Il émet des clics répétés, mais aussi des sons graves qui lui serviraient aussi bien à communiquer qu’à l’écholocation.

Son mouvement de nage très rapide donne l’impression qu’il roule à la surface.

Il peut parcourir des grandes distances en une journée.

Il bondit rarement hors de l’eau.


Crédit photo: GREMM

Le marsouin commun est farouche et ne montre habituellement pas de curiosité envers les bateaux.

Il plonge pour de courtes périodes ne dépassant généralement pas 5 min, vers des profondeurs variant entre 15 et 130 m.

Ses habitudes côtières et nos méthodes de pêche ne font pas bon ménage. Au début des années 1990, des milliers de prises accidentelles dans des filets ont fait craindre pour sa survie. Les mortalités ont vraisemblablement diminué depuis l’instauration du moratoire sur la pêche à la morue dans le Saint-Laurent en 1993, mais cette menace pourrait encore être préoccupante pour le rétablissement de la population.

Les résultats de recherches réalisées en 2001-2002 révèlent une diminution des taux de prises accidentelles de marsouins communs dans les filets maillants. Ces taux sont cependant non-négligeables. D’autres données devront être récoltées afin de mieux comprendre la problématique des prises accidentelles dans le Saint-Laurent et de déterminer comment atténuer les impacts de la pêche aux poissons de fond sur les marsouins communs.